Début mars 2020, au cours d’un voyage découverte, une Arménie inattendue, petit pays du Caucase méridional enclavé, de près de 30 km², s’est dévoilée à l’équipe de World-4U. Prolongement de l’antique route de la Soie, cet ancienne province soviétique est, en effet, entourée par la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Iran et la Turquie.

La découverte d’une Arménie inattendue

Ce tour avant-printanier (de 15 à 17 degrés toute la semaine) a permis à l’équipe de mélanger les tendances. Des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO – monastères perchés, sites archéologiques – à de superbes randonnées sur des sentiers enneigés. En passant par des villages propices aux dégustations de spécialités, typiques de la gastronomie arménienne.

Le passage des croisés

En direction de la frontière avec le Haut-Karabagh

Traversée par les premières croisades, l’Arménie est parsemée de monastères, autrefois inaccessibles. Parmi les plus anciens, ils remontent à l’aube du Christianisme. Tel le monastère de Khor Virap (cf. photo d’accueil), haut lieu de l’église apostolique arménienne qui plus est (au Sud de la capitale Erevan). C’est ici même que Saint-Grégoire évangélisa le pays au VIIe siècle. Mais c’est d’ici, surtout, que l’on aperçoit le mont Ararat (5137 m), symbole de l’Arménie, aujourd’hui situé en Turquie, au sommet duquel l’arche de Noé se serait échouée. Une montagne sacrée, que l’on peut observer de n’importe quel endroit du pays. Une parenthèse magique !

Avant de rejoindre Goris, porte d’entrée du Haut-Karabagh (province d’Artsakh), l’équipe a déjeuné chez l’habitant. Accueillis par des cigognes, ils ont goûté le vin de la région d’Areni, l’un des plus vieux du monde. Cet authentique nectar arménien vieillit dans des jarres. Avant la pause nuit à Goris dans un charmant hôtel boutique, l’équipe fait étape au niveau du site de Zorats Karer (Voie des pierres). Un étrange ensemble de menhirs troués rappelant Carnac et Stonehenge, où se cachaient les premiers perce-neige.

Des paysages idylliques

En direction de la frontière avec la Géorgie

Départ à travers des champs de neige immaculée en direction du col de Sélim (2410 m) pour visiter un caravansérail du XIVe siècle. Cette route tortueuse nouvellement bitumée, amène, chemin faisant, au cimetière de Noradouz. Un lieu étrange bordant la rive orientale du lac Sevan (1900 m), véritable mer intérieure, qui abrite la plus grande collection de khatchkars du pays. Des stèles gravées sculptées d’une ou plusieurs croix christologiques décorées (IXe-XVIIe siècles) qui racontent le quotidien des arméniens de l’époque.

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Neiges éternelles d’Arménie

Le déjeuner chez un autre habitant, à la fois viticulteur, fera découvrir, notamment, une succulente spécialité : des côtelettes de porc cuites au barbecue dans un puits !

Le circuit se poursuivra par la découverte du monastère fortifié de Tatev (IXe siècle), posé au bord d’un canyon (1517 m). Presque entièrement détruit par le tremblement de terre de 1931, les derniers travaux de restauration datent tout juste de 2018 ! Un site rapidement accessible, de surcroît, par le plus long téléphérique du monde (11 min, fermé les lundis).

Katherine et Philippe font la découverte d'une Arménie inattendue au monastère de Tatev
Monastère moyenâgeux de Tatev

La découverte d’une autre Arménie inattendue : le Far-West arménien

Retour en direction d’Erevan

Tôt le matin, l’équipe de World-4U prend la route le long de la vallée de la Debed pour rejoindre Alaverdi. Une ancienne cité minière toutefois marquée par les « soviets », et nœud ferroviaire avec la Géorgie. À proximité, se trouvent, par ailleurs, les 2 villages d’Haghbat et de Sanahin. Chacun, en fait, dissimule un monastère atypique (Xe-XIIIe siècles) du patrimoine UNESCO muni d’une superbe avant-nef.

Avant la pause déjeuner, au menu une truite pêchée sous les yeux de l’équipe, petit détour, en premier lieu, par la maison natale de Mikoyan, créateur du célèbre avion russe MiG ! Dans l’après midi, étape à Gyumri, ancienne Leninakan, capitale culturelle du pays, au joli centre historique (Kumaïri), facette inattendue, inspiré de l’époque des tsars. Qui s’est admirablement relevée du séisme de 1988, en grande partie, grâce à la diaspora arménienne.

Sur la route dominée par le mont Aragats (4095 m), arrêt à Abaran, dans une boulangerie-pâtisserie, où le lavash, pain national, cuit dans des jarres-fours, et où, en outre, toutes les sucreries arméniennes se laissent déguster avec gourmandise. Un lieu très sympathique pour les groupes également. Époustouflant ! Non loin, la station de Tsakhkadzor accueille les fans de ski.

Erevan, autre facette inattendue, cœur de l’Arménie

Capitale du pays, construite sur les ruines d’une ancienne cité antique du VIIIe siècle av. J.-C., la ville, sobre, mêle, du reste, les styles soviétique et russe. Elle est illuminée par ses habitants, extrêmement accueillants, et un trésor inestimable : l’Institut des manuscrits anciens (Matenadaran). À quelques encablures de la ville, deux sites majeurs. Non loin d’un champ d’orgues basaltiques, le temple pré-chrétien de Garni (Ier siècle), d’une part. D’autre part, le site archéologique de la cathédrale de Zvartnots (VIIe siècle, patrimoine UNESCO), d’ou l’on peut apercevoir en même temps, par temps clair, les mont Aragats et Ararat ! Enfin pour conclure, un arrêt s’imposera au musée du Génocide arménien (Tsitsernakaberd).

Ainsi se termine ce voyage découverte d’une Arménie inattendue par l’équipe de World-4U. Ce petit pays, chargé d’histoire, indépendant depuis 1991, mérite donc vraiment le détour. Tout à fait propice au parcours individuel comme en groupe, il se prête à merveille à l’éco-tourisme. Entre mai et juillet, l’Arménie, toute verte, se tapisse de fleurs et résonne du chant des innombrables oiseaux. Sans parler d’une multitude d’abricotiers, de cerisiers et de pêchers. Quoi qu’il en soit, dépaysante à souhait, cette destination vaut d’être découverte !

Bon à savoir

  • Visa : aucun
  • Vols : les meilleurs tarifs sont proposés par les compagnies Austrian Airlines et LOT. Les horaires les plus pratiques s’effectuent avec Aeroflot via Moscou. Les autres compagnies arrivent, dans l’ensemble, en plein milieu de la nuit
  • Frontières fermées : Azerbaïdjan (suite au conflit à propos du Haut-Karabagh) et Turquie (suite au génocide arménien)
  • Meilleures saisons pour ce voyage découverte d’une Arménie inattendue : les intersaisons (fin avril à mi-juin et mi-septembre à mi-octobre) plutôt
  • Communication avec les Arméniens : en sus de l’arménien, le russe reste une langue véhiculaire même si l’on communique relativement facilement en anglais. L’allemand et le français sont parlées sporadiquement
  • Électricité : pas besoin d’adaptateur finalement pour les prises françaises
  • Internet : accessible partout dans le pays
  • Shopping : marchés aux puces (Vernissaj), couvert de Gum (Gumi Shuka, 35 rue Movses Khorenatsi) et de l’or (rue Yervand Khochar) à Erevan